Journal de bord retour PDF Imprimer
Mercredi, 11 Juillet 2012 09:59


Mercredi 1er août

Journée de relâche à Port-en-Bessin Hupain.





Mardi 31 juillet

St Vaast à Grandcamp-Maisy


Météo : Temps dégagé, force 2 bft sud-ouest


Ce jour, nous accueillons un équipier supplémentaire, Yvon de la Grandcopaise vat nous accompagner jusqu’à Port-en-Bessin.

Contrairement à la météo annoncée, St Vaast est dans la bruine, la visibilité réduite et, arrivé au large, le vent est 3 à 4 bfts.

Nous hissons la grande voile et la trinquette dès la sortie du port.

Contrairement à nos prévisions, le vent nous pousse vers l’est à plus de 5 nds. Direction les îles Saint-Marcouf que nous observons sur notre tribord.

Nous sommes très rapidement au nord-est de Grandcamp et le vent nous pousse vers l’est. Nous décidons alors de nos rendre directement à Port-en-Bessin.

Vers 13h30, à proximité de la balise Broadsword, nous mettons le François Monique à la cape pour casser la croute.

Après une heure trente, le bateau a doucement dérivé vers le nord-ouest. Nous reprenons notre route à petite vitesse avec un vent à 2 bfts conforme aux prévisions.

Nous arrivons à Port-en-Bessin juste pour l’ouverture de l’accès à 19h40, que nous franchissons dans le sillage du Sauvage, trémailleur de notre ami Dimitri.


Depuis Port-en-Bessin Hupain

Bruno





Lundi 30 juillet

Cherbourg à St Vaast


Météo : Ciel dégagé, visibilité 10 milles, vent 3 à 4 bfts de sud-ouest.


Nous larguons les amarres au port de Chantereyne vers 9h00.

Sitôt dans la petite rade de Cherbourg, nous hissons la grande voile et la trinquette. Nous traversons la grande rade en direction de la passe Est à 6 nds, puis filons, bâbord amure, vers la Pierre Noire face au Cap Lévi.

Passé la Basse du Renier, qui marque notre point maximum au Nord, nous continuons vers le large pour lancer un virement lof pour lof. Ainsi, passé sous tribord amure, nous pouvons directement doubler la Pointe de Barfleur à une moyenne supérieure à 8 nds.

Le raz de Barfleur est franchi dans de belles conditions, la phare de Gâtine bien visible en permanence.

Le courant s’incline vers le sud et nous mène rapidement face à la Pointe de Saire. Nous visons directement la balise Le Gavendest qui marque l’entrée de l’accès de St Vaast.

Nous affalons les voiles, nous venons de profiter d’une très belle journée de navigation, et vers 19h00 nous sommes à quai.


Depuis Saint Vaast la Hougue

Bruno





Dimanche 29 juillet


Diélette à Cherbourg

Météo : Ciel dégagé, visibilité 5 à 10 milles, vent 3 à 4 bfts forcissant 5 de sud-ouest, averses orageuses, visibilité 1 à 2 milles sous grains.

Hier 28 juillet, journée de repos à Diélette. Michelle et Arlette sont venues déjeuner avec nous, Jean Louis nous a quitté. L’équipage se réduit à Michel, Martial, Jérémie et moi-même.

11h00, nous larguons les amarres direction le Nez de Jobourg. Dès la sortie du port nous mettons grande voile et trinquette, moteur à 1200 tours pour avancer à 5 – 6 nds. Très bonne visibilité, nous voyons très bien Aurigny, devinons Sark et Jersey.

Nous remontons au nord, vers le Raz Blanchard, rapidement nous voyons le phare de la Hague.

Au sud-ouest, en direction de Sark, nous observons un très gros grain qui monte vers nous. Il passe sur notre arrière, sans nous mouiller, nous avons juste le vent qui monte à 4 – 5 bfts.

Nous laissons la tour La Fontaine à deux milles à tribord et franchissons le Raz.

Les conditions sont exceptionnellement confortables : le courant (coefficient de marée 54) dans notre sens, le vent à 3 – 4 bfts idem de sud-ouest, une très bonne visibilité, cela nous change du passage en sens inverse voilà un mois, nous pouvons confirmer que le phare de la Hague existe bel et bien.

Après avoir coupé le moteur, nous avançons tribord amure. Je suis vigilant de ne pas faire un empannage involontaire dans les courants qui s’inclinent très fortement vers l’est.

A trois, quatre milles au nord du phare de la Hague, nous engageons un virement lof pour lof, bien maîtrisé, pour afin piquer directement vers Cherbourg.

Nous laissons la Basse Bréfort au sud et longeant la côte, sous grande voile et trinquette, nous filons à 8 – 10 nds, pointes à 11nds.

Nous franchissons la passe ouest de la grande rade vers 16h30 à plus de 8 nds par vent arrière.

17h30, nous amarrons au ponton J, juste sous la capitainerie du port de Chantereine.

Depuis Cherbourg

Bruno




Samedi 28 juillet

Repos à Diélette





Vendredi 27 juillet

St Peter (Guernesey) à Diélette


Météo : Brumeux, vent 3 à 4 bfts de Nord-Est.


Le matin, vu les conditions d’accueil pour un vieux gréement, nous décidons de partir le jour même sur Diélette.

Nous quittons Guernesey vers 10h30, passons au sud de Herm, empruntons le Big Rusell, passons au Nord de Sark et sous voiles et moteur à 6,5 – 7 nds filons vers Diélette.

Avant de pénétrer dans le port, nous organisons une partie de pêche aux maquereaux pour alimenter le bateau.

A 17h00 nous sommes au ponton. Samedi 28 juillet journée de repos à Diélette.

Depuis Diélette

Bruno




Jeudi 26 juillet

Lézardrieux à St Peter (Guernesey)


Météo : Idem à la veille.


Réveil avant le lever du jour pour optimiser la gestion des courants, à 6h00 nous larguons les amarres.

A petite vitesse, pendant que le jour se lève, nous descendons en 1h30 le Trieux. Moment unique lorsque le soleil apparait à l’horizon juste à gauche du phare de la Croix.

En mer à 7h30, nous continuons sur le même cap que dans le chenal au 50° en direction du phare de Barnouic, phare qui protège un récif inhospitalier, puis nous laissons à bâbord le plateau des Roches Douves et son phare de 28m.

Sous voiles et moteur, nous piquons vers le nord direction Guernesey. Jouant des courants et renverses de courants, nous réalisons une route en « S ».

 Vers 12h30 nous sommes en vue de l’île, ainsi que Herm et Sark sur son est. A 15h nous pénétrons dans le port, où nous sommes guidés vers un ponton d’attente sans accès à terre, ni électricité. La marina étant plus que pleine, nous ne pouvons pas nous y rendre et restons pour la nuit sans aller à terre.

Depuis St Peter

Bruno




Mercredi 25 juillet

Ploumanach à Lézardrieux


Météo : Beau temps, soleil, pas de nuage, vent calme de Nord Est.


Modification d’équipage, Jean Louis et moi-même nous séparons de François pour accueillir un revenant, Michel et deux nouveaux, Martial et Jérémie.

Dès huit heures du matin, le François Monique se glisse entre « les blocs de granits rose » en empruntant le chenal de sortie de Ploumanach. Sans aucun doute, nous souhaitons tous revenir un jour futur dans cette magnifique anse qui sert de port au mouillage et ré-parcourir son chenal étroit.

Nous laissons les sept-îles à bâbord pour filer vers la Basse Crublent qui marque l’entrée du Jaudy menant à Tréguier.

Ensuite, nous laissons la Jument des Heaux à tribord pour contourner les hauts fonds du même nom et obliquons sur bâbord en direction des Sirlots.

Nous entamons le remontée du chenal du Trieux sur une distance de 4 à 5 milles.

IIe de Bréhat à bâbord, ile Modé à tribord nous passons le phare de La Croix, puis le Bodic pour atteindre après une heure dans le chenal le port de Lézardrieux.

Tout du long, avec nos jumelles nous détaillons les criques et pointes, à la recherche des maisons et jardins tous plus beaux les uns que les autres et remarquablement situés.

A 13h00, nous sommes amarrés, une belle après-midi s’annonce.

Depuis Lézardrieux

Bruno




Mardi 24 juillet

L’Aber Wrac’h à Ploumanach


Météo : Beau temps, soleil, pas de nuage, vent calme (dixit météo marine) de Nord Est.


Réveil à 5 heures du matin afin d’optimiser l’avance du courant.  En nous levant, nous voyons le Dreknor partir dans l’Aber direction le large.

Nous attendons que le jour pointe au nord-est pour larguer les amarres, ce qui est fait à 5h45.

Après ¼ d’heure pour redescendre l’Aber jusqu’au Petit Pot de Beurre, nous empruntons le chenal de la Malouine ; Jean-Louis trouve le passage très intéressant, peu large et les rochers qui le bordent pas très sympathiques.

En ¼ d’heure, nous sommes du côté du large.

Nous contournons alors les rochers qui bordent le nord de l’Ile Vierge et son célèbre phare.

Peu après 6h30, une boule rouge sort de l’horizon dans l’axe du coquillier, le soleil va bientôt débuter sa montée dans le ciel et venir nous réchauffer.

Profitant du courant, nous filons à plus de 9 nds, compas au 75, en direction de l’Ile de Batz que nous dépassons vers les 9h30.

Suivant toujours la même route nous laissons Roscoff et la baie de Morlaix sur tribord, franchissons la baie de Lannion en laissant les Triagos sur le bâbord.

Vers 12h, nous sommes face à Trégastel.  Vu du large, le rivage ne semble pas très hospitalier, il va falloir trouver l’entrée du chenal de Trégastel entre les rochers.

Une grosse vedette de promenade disparait entre deux blocs, puis ¼ d’heure plus tard ressort, cela doit être le « châ » que nous voulons enfiler.

Le chenal est annoncé très étroit, environ 25 mètres de large…

Effectivement, le François Monique a fort intérêt à ne pas dévier et de parfaitement suivre le balisage qui zigzague entre les hauts fonds et les rochers sur plus de 1 mile.

Grandiose, à ne pas manquer, les rochers de granits du Treggor sont d’une beauté exceptionnelle.

Nous pénétrons dans l’anse qui sert de port à Ploumanach, l’accueil et le guidage par le zodiac de la capitainerie nous parait le bienvenu et fort sympathique, il est 13h.

Incroyable, le Dreknor parti avant nous n’est pas encore là, nous l’avons doublé sans le voir !

Il arrive ½ heure après nous. En fait il est sorti de l’Aber Wrac’h en empruntant le grand chenal Ouest alors que nous avons coupé directement par la Malouine.

Dans l’anse de Ploumanach, ses 24 mètres de long paraissent imposant, mais aidé d’un zodiac, il vient se mettre à couple avec nous sans difficulté.

En arrivant vers 13h30, durant la dernière ½ heure, il a du commencer à lutter contre les courant qui s’inversaient avec la marée descendante.

Cette après-midi, repos. Nous attendons Michel, Martial et Jérémie qui embarquent, tandis que François va nous quitter.

A priori, demain nous allons faire escale à Lézardrieux afin de bénéficier d’un vent d’est pour remonter jeudi à la voile sur Guernesey.

Depuis Ploumanach

Bruno




Lundi 23 juillet


Brest -  l’Aber Wrac’h

Météo : Beau temps, soleil, pas de nuage et pas de vent.


Ce matin nous quittons définitivement Brest pour faire escale à l’Aber Wrac’h.

Nous larguons les amarres vers 11h, pour passer le Goulet de Brest et nous présenter après 13h30 face à la pointe St Mathieu pour profiter de l’inversion, vers le nord, du courant du chenal du Four.

Nous sortons, sans vent, autant porté par le courant que propulsé par notre moteur.

Vers 12h30, à mi-chemin entre le Minou et la pointe St Mathieu, je mets le moteur au point mort pour attendre le bon moment pour pénétrer dans le Four.  Lorsque Jean-Louis s’en aperçoit, il relève sa ligne de pêche qui a plombé au fond, et surprise, un beau bar (et non pas un bobard) de près de 2 kilos rejoint le bord. Voilà notre diner du soir assuré.

En papillote, oignons, bouquet garni de laurier et thym, des tranches de citrons verts, une rasade de vin blanc…  exquis, d’autant que cela nous change du maquereau.

Le chenal du Four est emprunté entre 13h30 et 14h30.  Nous ne sommes pas seuls, de nombreux bateaux de tradition font également route vers le Nord et la Manche.

Nous laissons le phare du Four à tribord vers 15h00, puis les rochers de Portsall vers 16h.

Nous suivons la progression de la Granvillaise qui à terre se faufile entre les rochers pré-cités. Il faut bien connaître.

En arrivant à 17h00 à l’Aber Wrac’h, nous constatons que le port est bien rempli.

Depuis Ploumanach

Bruno

Mise à jour le Mercredi, 01 Août 2012 18:52