Journal de bord aller PDF Imprimer
Samedi, 14 Janvier 2012 15:53


Dimanche 8 juillet 2012

Régate au Tinduff


Météo : Vent Ouest, 3 à 4 à bft, soleil.


Ce dimanche après-midi, grande ambiance au Tinduff ; nos amis bretons organisent l’événement sur le plan d’eau en l’honneur de la présence du François Monique.

A partir de 14h30, tous les bateaux hissent les voiles, le François Monique (pavillon national en tête de grande voile), le Général Leclerc (pavillon breton), le Sav Heol (de couleur verte), le Lochmonna (grande voile blanche), le Ty Gwen, l’As de Cœur, le Marie Claudine, le Dalch Mad. Le Marie-Fernand reste échoué le long de la digue pour quelques travaux de carène.

A bord du François Monique, sous l’autorité de Jean Pierre Larreur à la barre, l’équipage (Franck, Jean Louis, Claude, Michel, Fabien, Jean et moi) découvre les jeux de régates bord à bord des coquilliers de la rade de Brest.

Franche Nedelec, patron du Général Leclerc propose un parcours qui mène la flottille en milieu de rade : son annexe mouillée devant le môle du Tinduff sert avec ce dernier de ligne de départ, les bouées n° 4 et n° 6 du chenal de marques de passage.

L’ambiance est à l’excitation sur le François Monique, notre patron du jour, Jipé, enchaîne les virements lof pour lof, les bords de près, de largues et arrières. Chacun doit tantôt tirer sur les écoutes de trinquette et de foc, choquer les voiles, se mettre à la gîte ou à la contre gîte selon les bords.

Les bords, bords à bords, les croisements s’enchaînent pour le plaisir de tous et des spectateurs massés sur la digue du Tinduff.

Après deux tours de parcours réalisés en deux heures, le François Monique mené de mains de maître a fait bonne figure. Le retour à terre de tous les bateaux ne passe pas inaperçu. Sur le port du Tinduff une foule importante nous attend, la terrasse du café du Port ne désemplit pas.

Le François Monique vient accoster le long de la cale pour une rencontre très émouvante avec Mme Nicolas, 89 ans, épouse de M. Nicolas, dernier patron pêcheur du coquillier, leur prochaine rencontre est prévue dimanche 15 juillet prochain lors des festivités de retour du bateau à Rostiviec.

Après cette belle et animée après-midi, l’ensemble de l’équipage embarque pour une nouvelle étape vers 19h pour atteindre Trouville-Deauville vers minuit.

Retour prévu au Tinduff mercredi.  Dans l’attente, le François Monique est sous bonne garde amarré à un coffre devant le port et sous l’œil attentif de Franche Nedelec et des pêcheurs locaux, merci à eux tous.


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Très exceptionnellement depuis Trouville-sur-Mer,

Bruno





Samedi 7 juillet 2012

Camaret au Tinduff en rade de Brest


Départ :

15h00

Arrivée :19h00

 


Météo : Avis de grand frais le matin. Vent Ouest, 4 à 5 bf, puis 2 à 3 bf, temps couvert, crachin puis dégagé.


Le grand jour est arrivé, le François Monique va franchir le Goulet de Brest et entrer en rade.

Beaucoup de monde à bord, en plus de l’équipage, Jean Louis, Michel, Claude, Franck, Fabien, Jean (qui a abandonné la camionnette), le coquillier accueille Jean Claude Hascoet et Jean Pierre Larreur.

Vers 15h nous larguons les amarres pour aussitôt hisser grande voile, trinquette et flèche et faire un tour d’honneur à l’entrée du port de Camaret.

Autour de nous de nombreux vieux gréements dont bien évidemment le Marie-Fernand qui nous accompagne. Nous sommes également accompagnés par une équipe de Ouest France en prévision de la 4e de Une de Ouest France du vendredi 13 juillet, jour d’ouverture des Tonnerres de Brest.

Rapidement nous piquons sur le Goulet, la côte nord tout juste visible, la presqu’iîle de Quélern à tribord.

Nous dépassons la pointe des Espagnols, la rade s’ouvre à nous, le Général Leclerc vient à notre rencontre pour nous conduire jusqu’au port du Tinduff.

Nous approchons de la presqu'île de Plougastel, franchissons la passe entre la Pointe de l’Armorique et l’île Ronde.

Face à l’anse du l’Auberlac’h, lieu de mouillage du St Guénolé, le Sav Heol se joint à nous.

En file indienne, les trois coquilliers passent entre la côte à bâbord, et le Bouc et la Chèvre à tribord, cette dernière surmontée d’une balise Est, il faut bien connaître le passage… le Marie-Fernand par prudence respecte le bon côté de la balise et passe à l’Est.

L’arrivée au port du Tinduff se fait sous le soleil, avec beaucoup de monde sur la digue. Pour le plaisir et le spectacle, le François Monique fait trois – quatre passages devant le mole en croisant plusieurs fois le Général Leclerc et le Sav Heol avant de s’approcher de la grève pour se poser en soirée entre les deux précédents nommés.

Vers 20h, nous pouvons profiter de la soirée festivités organisée par Jean Michel et Pascale du café du Port et les équipes du Tinduff.

 A bord du F/cois Monique

Bruno




Vendredi 6 juillet 2012

L’Aber Wrac’h à Camaret

Distance :

36 milles

Durée :  5h30

 

Départ :

8h30

Arrivée :15h15

 


Météo : Vent S-SW puis W, 2 à 3 5 bft, temps couvert puis dégagé.


Après deux jours de repos, nettoyage, rangement, peinture… nous allons reprendre la mer.

Hier l’équipage s’est renforcé, à ceux précédemment à bord, Jean Louis, Michel, Claude et moi-même, Franck et Fabien sont de retour. Jean nous accompagne par la route.

De plus, hier, le Marie Fernand est venu nous rejoindre pour faire route aujourd’hui et demain ensemble. Sur les pontons, nous rencontrons de plus en plus de personnes ayant connu le François Monique par le passé, et de plus en plus de bateaux se rendant aux Tonnerres de Brest.

8h30 le François Monique et le Marie-Fernand larguent les amarres.

9h00 nous sortons de la passe Ouest de l’Aber Wrac’h en laissant à bâbord la Libenter et nous prenons la direction, à 5 milles, des célèbres Rochers de Portsall.

Les deux vieux gréements hissent les voiles, trinquette et grand-voile, mais restent aux moteurs.

10h00 nous doublons la Grande Basse de Portsall et inclinons la route vers Le Four.

11h00 face au Four, honneur à l’ainé, le François Monique cède le passage au Marie-Fernand et se met dans son sillage.

13h00 nous sommes face au Conquet, dans la partie la plus étroite du chenal, le courant nous porte. Le soleil est de la partie, le vent passe à l’ouest ; le spectacle est superbe.

13h30 nous saluons la Pointe St Mathieu, sortons du chenal du Four.

Nous imaginons les petits bonhommes qui, au pied du phare et du monastère, profitent du passage du cotre pilote du Havre et du sloop coquillier de la rade de Brest.

Nous arrondissons nos routes vers l’entrée du Goulet et en profitons pour hisser le flèche et enfin couper le moteur.

Au niveau de la balise Charles Martel, nous piquons direction Camaret en coupant le chenal de Brest.

Le François Monique fait une arrivée majestueuse dans l’anse de Camaret, vent de dos, voile en ciseaux, trinquette à tribord, grand-voile et flèche à bâbord.

L’amarrage à Camaret se fait vers 15h15, accueilli par Jean Claude et Isabelle Hascoet, propriétaires du « Petit Foc » jusqu’en 1988.

Séquence émotion et retrouvailles.

 A bord du F/cois Monique

Bruno




Mercredi 4 et Jeudi 5 juillet 2012

Deux jours de repos à l'Aber Wrac"h.

Le jeudi soir arrivée du Marie-Fernand, un cotre pilote du Havre.




Mardi 3 juillet 2012

Roscoff à l’Aber Wrac’h

 Distance :

30 milles

Durée :  5h30

 

Départ :

9h00

Arrivée :14h30

 

Météo : Vent S-SW puis W, 3 à 4 puis 5 bft, temps couvert, averses. Idem hier.

Levé vers 8h.

Les conditions météo nous semblent acceptables, même si nous aimerions mieux rester au sec dans nos duvets. Partir pour un port plus accueillant nous est important, mouillés pour mouillés, autant aller plus loin.

Il crachine, la visibilité varie de 3 à 7 milles, mais nous commençons en avoir l’habitude, idem pour le vent dans le nez que la VHF nous promet.

A 9h nous larguons les amarres puis quittons le port. Nous doublons la pointe du Bloscon et nous nous engageons dans le canal de l’ile de Batz qui sépare Roscoff de l’ile du même nom.

Nous laissons à bâbord, Men Guen Bras, Ric’h Zu, le banc de Bistarz, Per-Roch Gornôg, l’Oignon et la Basse Plate et à tribord l’ile Pigued, An Dreuz Lenn, Penn ar Cleguer, le débarcadère de l’ile de Batz, La Croix, et gagnons vers l’ouest.

Dommage qu’il crachine, avec du soleil le spectacle n’aurait été que plus beau.

Vers 11h, nous doublons Aman ar Ross, bout au vent, au moteur à 7 nœuds grâce au courant porteur.

Le vent forcit, la mer se creuse, nous apercevons difficilement le phare de l’ile Vierge qui n’est qu'à 8 milles.

Ce dernier est pourtant le plus haut d’Europe, son éclat porte à 27 milles…  pourquoi les terriens s’obstinent-ils à vouloir démonter les phares à notre passage ! Après le phare de Gâtines, après le phare de la Hague, est-ce le tour de celui de l’ile Vierge ?

L’atterrissage et l’entrée de l’Aber Wrac’h vont sensiblement se compliquer…

Vers 12h, nous laissons à bâbord  Lizen Ven Ouest dans une mer de moins en moins sympathique, mer qui commence à blanchir sous les coups du vent de SW.

13h45, nous contournons Libenter pour amorcer le Grand Chenal.

Pour ceux qui ne connaissent pas ses parages, lorsque Dieu créa la terre, il sema de jolis, mais non avenant cailloux pour cacher l’Aber Wrac’h.

Enfin vers 14h30 nous amarrons.

Nous sommes heureux d’être arrivés et d’être aussi proches de notre destination finale.

Demain, promis, nous nous reposons de ces quatre dernières journées éprouvantes en mer.

 A bord du F/cois Monique

Bruno




Lundi 2 juillet 2012

Paimpol à Perros Guirec, finalement Roscoff

 Distance :

26 + 20 milles

Durée :  8h50

 

Départ :

7h10

Arrivée :15h00

 

Météo : Vent S-SW puis W, 3 à 4 puis 5 bf, temps couvert, averses.

Hier, mon journal a été peu loquace, mais après deux jours sans journal, et la fatigue de deux longues navigations, j’étais légèrement assommé.

Lors de notre passage de l’écluse de Paimpol, nous avons eu les honneurs d’un sonneur de cornemuse spécialement pour nous accueillir, merci Franck. Une fois à quai, nous avons retrouvé avec joi notre assistance à terre. Jean, son épouse, Franck, Elodie et leurs enfants nous ont apporté du ravitaillement réconfortant. Lors de l’escale, le François Monique a accueillît M Conrath Gilles, charpentier de marine à Paimpol, qui a appris son métier au chantier Tertu du Fret, lieu de construction du bateau et qui a connu le coquillier sur la grève de Rostillec.

Avant de nous coucher vers 22h, durant une heure, je refais tous mes calculs de navigation. Si nous allons suffisamment vite, je propose de ne pas s’arrêter à Perros-Guirec, (il nous faudrait attendre 4 heures l’ouverture du seuil) et de filer direct sur Roscoff.

Nous quittons Paimpol vers 7h10, sous un ciel très couvert et menaçant. Nous sortons par le chenal de Sant Rion, avec un courant contraire malgré la marée descendante. Jean Louis à la barre regarde avec suspicion les cailloux à droite et à gauche. Nous sommes salués par des colonies de cormorans qui nous dominent perchés sur les sommets. Arrivé sur la Petite Moisie, nous aplatissons sur bâbord pour prendre plein Nord et contourner l’Ile de Bréhat. Au passage de Roche Guarine, nous dépassons les 9 nœuds.

A l’Ouest nous laissons, la Pointe du Paon, les Sirlots. Au loin nous apercevons le long sillon de Talberg.

Après les Heaux de Bréhat nous remettons cap à l’ouest, toujours à plus de 9 nœuds. Nous passons la Jument des Heaux, vers 11h, toujours le turbo enclenché, nous entrons dans la passe qui s’épare Perros-Guirec et les Sept Iles. A la pointe du Méan Ruz, notre avancé est suffisant pour bénéficier encore de deux heures de courants porteurs, nous décidons de continuer sur Roscoff.

Nous passons le plateau des Triagoz que nous laissons à tribord, et le plateau de la Méloine à bâbord. Deux grosses averses menacent tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, mais nous épargnent.

A 5 milles de Roscoff, nous ralentissons l’allure en quête de notre diner, la vingtaine de maquereau péchés par Jean Louis seront les bienvenus à bord, et vont me permettre de confectionner les rillettes de l’apero.

Vers 15h, nous pénétrons dans le nouveau port en eau profonde du Boscon de Roscoff, nous sommes dans le Finistère.

Surprise, le port est toujours en travaux, pas d’eau et d’électricité sur les pontons, la capitainerie, les sanitaires sont dans des Algeco en plein milieu d’un chantier où de gros engins de travaux publics circulent… pour les atteindre, nous devons être escortés d’agents de sécurité du chantier, très sympathique après plusieurs heures de mer. Pour Michel et moi, des souvenirs professionnels dont nous nous passerions volontiers.

Sur le ponton, nous avons le plaisir d’être accueillit par M. Calvez, qui a connu le François Monique à l’époque où le coquillier péchait sous voile début des années cinquante. Merci de nous avoir voituré à Roscoff (à près de 2 km) et proposé une visite guidée et commentée de la ville.

Avant de nous coucher, je fais un calcul de navigation pour le lendemain pour essayer de partir au plus vite de ce superbe futur port. Merci à la capitainerie pour le demi-tarif en dédommagement des désagréments….

 A bord du F/cois Monique

Bruno




Dimanche 1er juillet 2012

Saint Hélier (Jersey) à Paimpol

Distance :

44 milles

Durée :  8h15

 

Départ :

7h45

Arrivée :16h00

 

Météo : Vent SW 4 à 5 bft, temps dégagé, soleil.

Départ de St Hélier à 7h45 direction Paimpol.

Après la sortie du port et le franchissement des écueils, nous nous dirigeons au 220°. La mer est forte, creux de 2 à 3 m.  Face au vent et aux vagues, il est difficile de maintenir le cap. Je tiens une heure à la barre, Jean Louis me relaye.

Vers 11h15, Jersey s’estompe au Nord Est, nous ne voyons plus les côtes. Vers 12h30, nous devinons la côte vers le Cap Frehel puis la côte Ouest de la baie de St Brieuc.

Au large de Paimpol nous essuyons un gros grain. Vers 15h00 nous sommes à proximité du Charpentiers qui marque l’entrée du chenal de Paimpol.

Le François Monique est de retour en Bretagne ce 1er juillet vers 16h30.

A bord du F/cois Monique

Bruno




Samedi 30 juin 2012

Diélette à Saint Hélier (Jersey)

Distance :

28 milles

Durée :  8h00

 

Départ :

8h00

Arrivée :16h00

 

Météo : Vent SW 3 à 4 bft, temps dégagé, soleil.

Aujourd’hui, 2e départ de Diélette, il se doit d’être le bon.

Nous quittons donc la Normandie vers 8h00. Navigation face au vent pour contourner Jersey par l’Ouest. A la balise Desormes, nous croisons un car ferry qui remonte vers le Nord en direction du Raz Blanchard.

Nous doublons la Pointe de la Corbières à l’extrémité Sud-Ouest de Jersey et filons à 10 nds dans le West Passage.

Fin d’après-midi de détente dans les rues piétonnes de Saint Hélier.

Nous sommes bien à l’étranger, les voitures roulent à gauche.

A bord du F/cois Monique

Bruno




Vendredi 29 juin 2012

Diélette

Météo : Avis de Grand Frais, Vent SW 5-6 beauforts, rafale 7 jusqu’en début d’après-midi, temps dégagé, soleil.

Aujourd’hui le François Monique ne prends pas la mer, les conditions du matin ne sont pas praticables pour lui et l’après-midi les courants sont contraires pour aller à Jersey.

L’équipage fait relax, levé après 9h00, promenades, ravitaillement, rangement à bord.

Le bulletin météo nous promet un 3-4 beauforts pour demain matin de SW. Avec un vent de face, mais le courant favorable, nous allons regagner Jersey pour le début d’après-midi.

Dimanche soir nous devrions avoir récupéré notre calendrier de marche initial à Paimpol.

 A bord du F/cois Monique

Bruno




Jeudi 28 juin 2012

Diélette à Saint Hélier (Jersey)

 Distance :

28 milles

Durée :

h00

Départ :

9h15

Arrivée :

 

Météo : Vent S passant SW 3 à 4 bft, temps dégagé, soleil.

Nous sommes finalement entrés hier soir dans le port de Diélette vers 23h30…

Ce matin à 8h30, depuis la capitainerie je téléphone au bateau pour lancer le branlebas de combat ; j’annonce que nous larguerons les amarres dans ½ heure,  certains seraient encore dans le duvet !

A 9h15, nous partons.

Face au cap de Flamanville, nous montons la grande voile et la trinquette par vent de Sud, 2 à 3 beauforts.

Vers 10h15, d’un coup, le vent bascule SW, pile face à notre route, et monte à 4 -5  beauforts… nous démarrons le moteur et affalons les voiles.

Nous avançons « bout » au vent et aux vagues, à 4 - 5 nds, puis peu à peu à 2 - 3 Nds, le courant s’inversant.

Après deux heures de ce régime, à 4 miles au Nord de Jersey, vers 14h00, , constatant que nous n’arriverons pas à doubler la pointe ouest de Jersey, j’abdique, et nous décidons de faire demi-tour, retour sur Diélette et la Normandie, que nous rejoignons en trois heures.

Cela est partie remise.  Malheureusement pour demain, la météo nous promet du « grand frais » plein SW, il semble que la partie ne sera pas jouable.

Dans la difficulté, il convient de positiver, et de rester humble face aux éléments naturels, nous gagnons sûrement en expérience.

 A bord du F/cois Monique

Bruno




Mercredi 27 juin 2012

Cherbourg à Diellette

Passage du Raz Blanchard

Distance :

21 milles

Durée :

h00

Départ :

13h30

Arrivée :

20h00

Météo : dans la grande rade Vent N – E, puis à 1m N de la passe W plus de vent

 Après une super nuit réparatrice et une matinée ensoleillée, nous voilà repartis vers l’Ouest, direction le raz Blanchard.

Nous hissons la grande voile, le Flêche et la Trinquette pour sortir de la rade par la passe ouest à 4 – 5 nds. Après une demi-heure sous voile nous devons remettre le moteur, nous restons uniquement avec la grande voile.

Nous passons, en suivant la Lulu, langoustier de Saint Vaast, en longeant au plus proche la côte pour bénéficier d’un contre-courant est-ouest qui nous pousse à 7 Nds.

A l’approche du Cap de la Hague, nous pénétrons dans le brouillard, peu à peu, le phare disparait.

A 17h30 nous arrivons dans le Raz Blanchard, suite à un contre vent, nous affalons en urgence la grande voile. Nous filons à plus de 6 Nds vers le Sud.

Nous apercevons sur notre bâbord un voilier qui sort du brouillard à quelques encablures de nous.

Face au Nez de Jobourg nous remettons grande voile et trinquette, et nous tirons des bords de prés en se faisant dépaler vers le sud par le courant.

Il est 20h30, je pars m’occuper de l’amerrissage sur Diélette.

 A 4 miles au large de Diélette

A bord du F/cois Monique  

2012-06-27  - 20:45:28

Bruno




Mardi 26 juin 2012

Saint Vaast la Hougue à Cherbourg

Passage du Raz de Barfleur

Distance :

27 milles

Durée :

5h40

Départ :

5h20

Arrivée :

11h00

Météo : Pas de vent jusqu’à 9h00, puis plein Ouest 2 beaufort, ciel couvert, crachin, brouillard…  visibilité de 1 à 2 mN

Nuit difficile : couché à 21h30, réveillé à 0h30 par les bateaux de pêche, puis des trombes d’eau de 1h00 à 3h00, levé à 5h00.

Nous partons sans grand enthousiasme, mais nous partons, veste de quart, bottes pour certains, bonnets… au moteur.

Au large de la pointe de Saire, nous avons deviné l’ombre du phare de Gâtine au Nord-Ouest, puis il a disparu et nous ne l’avons jamais revu…  idem pour les balises Les Equets et Basse du Renier…  les connaisseurs apprécieront !

Nous sommes frustrés de ne pas avoir admiré la côte Nord du Cotentin et ces repères mythiques…

Au large de Barfleur, nous avons enclenché le « tapis roulant » entre 9 et 10 nœuds direction Nord, puis Nord-Ouest et enfin Ouest. Ne cherchez plus le François Monique, il a quitté la Baie de Seine.

Entrée dans la Grande Rade de Cherbourg vers 10h30 avec un clin d’œil du soleil.

Après-midi de repos avant une prochaine journée qui promet d’être aussi chargée d’émotions : le Raz Blanchard.

Vous m’excuserez, mais dans ces conditions, je n’ai pas de photos à vous proposer.

A bord du F/cois Monique

Bruno




Lundi 25 juin 2012

Port-en-Bessin Hupain à Saint Vaast la Hougue

Distance :

25 milles

Durée :

10h10

Départ :

3h50

Arrivée :

13h00

Météo : Vent ouest, ciel dégagé étoilé puis soleil.

Ce matin réveil à 3h20, dur, dur…  départ de nuit à 3h50. Très beau ciel, observation des constellations, grand ours, petit ours, chariot…

A 5 heures, l’aube se lève, nous hissons les voiles, à 6 heures une boule rouge sort de l’horizon au Nord Est, le soleil vient rapidement nous réchauffer.

Très belle navigation, 4 à 5 nœuds par vent de Sud-Ouest puis Ouest, l’équipage se relaye à la barre.

12h20 nous doublons l’ile de Tatihou et affalons les voiles.

Nous sommes heureux d’arriver pour un super déjeuner, araignées (merci Dimitri, elles étaient excellentes) maquereaux frais péchés le matin.

Après-midi, repos, nettoyage…

Nous n’allons pas faire de vieux os ce soir, départ demain matin programmé à 5h20 en direction de Cherbourg, franchissement du Raz de Barfleur face au phare de Gâtines.

A la prochaine.

 A bord du F/cois Monique

Bruno




Dimanche 24 juin 2012

Jour de relâche à Port-en-Bessin Huppain.




Samedi  23 juin 2012

Trouville – Deauville à Port-en-Bessin Hupain

Distance :

33 milles

Durée :

10h00

Départ : 

13h30

Arrivée :

23h30

Météo : Vent très faible plein ouest, ciel fortement nuageux.

Le départ du François Monique de son port d’attache ce samedi 23 juin 2012 a été un très grand moment d’émotion, concrétisant quatre années d’un projet exceptionnel.

Pour Franck, notre président, initiateur de l’aventure, pour Jean Louis après des jours, des semaines, des mois… de travail sur le coquillier ainsi que tous les membres de l’équipage et l’association, le franchissement des estacades de Trouville - Deauville est comme une libération. Le retour aux sources en rade de Brest s’annonce comme un grand évènement.

A 2 miles du phare vert, un banc de marsouin est venu nous saluer, très certainement un clin d’œil de la baie de Seine.

La traversée jusqu’à Port-en-Bessin Hupain s’est bien passée, le manque de vent nous a obligé de faire près des ¾ du trajet au moteur.

Pour passer le temps, pêche au maquereau. A 20h, le diner étant chaud, François a dû stopper Jean Louis et Fabien… Merci Arlette, les paupiettes que tu nous as confectionnées étaient un délice.

L’arrivée à Port à Bessin, l’accueil par nos amis de la Jolie Brise et de la Grancopaise fût sympathique comme à l’habitude. Dimanche, 5 à 6 beauforts au large, pluvieux, nous passons la journée avec nos amis précités.

Demain lundi 25 juin, nous allons avancer notre feuille de route ; prévision de réveil 3h30 pour sortir avant 4h00 de Port-en-Bessin et profiter du courant favorable de marée descendante.

Notre arrivée à Saint Vaast la Hougue est envisageable en début d’après-midi.

 A bord du F/cois Monique

Bruno









Mise à jour le Mercredi, 11 Juillet 2012 09:48